Le Nozze di Figaro

Wolfgang Amadeus Mozart

Des “Noces de Figaro” inventives inaugurent brillamment le Festival d’Aix-en-Provence. Des décors tournoyants (Chantal Thomas), une mise en scène ingénieuse (Richard Brunel), un chef magistral (Jérémie Rhorer), une belle distribution… Tout était réuni, pour cette ouverture du Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence, pour rendre pleinement justice à l’opéra de Mozart.

Gilles Macassar, Télérama

Jérémie Rhorer et Richard Brunel nous ont offert jeudi soir en ouverture un spectacle tout en plaisir, fraîcheur et lisibilité. (…) un spectacle propre à réconcilier Mozart avec toutes les générations.

Serge Martin, Le soir

Lorsque tout s’emballe et s’emmêle, le génie combinatoire de la mise en scène et la précision vocale de ces Noces sont jouissifs.

Eric Lioret, Libération

La mise en scène aixoise des Noces de Figaro réconcilie les plus rétifs avec la réactualisation à l’opéra. En mariant l’intelligence, la finesse, le talent à une posture réservée (les génies de Mozart, Beaumarchais et da Ponte devraient y pousser !), mise au service de la musique et du propos, Richard Brunel réussit où d’autres exaspèrent. (…) Succès d’une entreprise qui marie l’art du chant à la théâtralité, de grandes voix à l’authenticité musicologique.

Jacques Freschkl, Zibeline

A quoi tient cette éblouissante réussite des « Noces de Figaro » qui ont ouvert ce 5 juillet le Festival lyrique d’Aix en Provence ? A la direction inspirée, vive, élégante de Jérémie Rhorer à la tête d’un orchestre, le Cercle de l’Harmonie, qui fait corps avec lui ? A la mise en scène spirituelle et musicale de Richard Brunel qui dirige l’action scénique avec la même virtuosité que le chef son orchestre et se montre un formidable directeur d’acteurs ? Au talent parfois étourdissant des interprètes sur le plan théâtral mais aussi à leur excellence sur le plan vocal ? A tout cela à la fois.

Raphaël de Gubernatis, Le Nouvel Observateur

Tout cela serait anecdotique si l’in­telligence scénique, le jeu d’acteurs vitaminé (mention particulière à la formidable Marcelline d’Anna Maria Panzarella !) et l’ingéniosité des décors manipulés à vue ne conféraient une belle évidence à ce parti pris. Il peut çà et là trahir la lettre du livret, jamais – nous semble-t-il – son esprit et son raffinement subversif.

Emmanuelle Guiliani, La Croix

Aussi excellents que soient vocalement les interprètes, aucun n’est certes exceptionnel. Mais la distribution est si homogène, les chanteurs-acteurs si complices, leur jeu si remarquable qu’ils emportent l’adhésion et constituent un bouquet de talents somptueux. L’entente évidente entre le chef d’orchestre et le metteur en scène ne fait que raffermir le bonheur qu’on a à entendre et à voir cette réalisation si séduisante.

Raphaël de Gubernatis, Le Nouvel Observateur

Au-delà de la construction très élaborée du concept, la direction d’acteur est extraordinaire, non seule­ment dans la chorégraphie générale des mouve­ments mais dans la façon qu’a chacun d’habiter son personnage, de lui donner une épaisseur, une his­toire, une intériorité. (…) Brunel donne du sens à tout, fait du théâtre avec tout.

La Libre Belgique

Le jeu des acteurs, particulièrement soigné, met en lumière tout une série de détails éclairants qui renforcent la lisibilité du livret ou de la partition. La vision du metteur en scène est généreuse, humaniste, très bien documentée, résolument positive. Soulignant la jeunesse des personnages (irrésistible bataille de lingerie entre Suzanne et Marcelline au premier acte), il contribue à les rendre sympathiques jusque dans leurs défauts, sans jamais s’appesantir ni sur les situations ni sur les sentiments exprimés. (…)La complicité entre la mise en scène et la direction musicale est tout à fait tangible : même nervosité de jeu, même goût des tempos rapides, même virtuosité dans la légèreté de ton, tout concorde à l’unité d’intention.

Forum Opéra

Le metteur en scène nous offre l’autre plaisir de la soirée des Noces à la fois revisitées, surprenantes et respectueuses. (…) C’est le ton d’une équipe, d’une jeunesse, d’un esprit certes plus revigorants plus que mélancoliques. Place à la vie – cela fait parfois du bien.

Chantal Cazaux, Avant-scène Opéra, 8 juillet 2012

Une production déca­pante signée Richard Brunel qui installe l’action chez un notaire ; la lecture, très théâtralisée et pour le moins novatrice, est réglée au mil­limètre, rythmée et pleine d’humour, parfaitement servie par une troupe de jeunes comédiens lyriques qui adhèrent au propos.

Michel Egéa, La Provence

Quitte à bousculer les codes, autant que les partis pris soient les plus radicaux possible. Richard Brunel ne s’en prive pas. Non seulement il crée un spec­tacle d’une solide cohérence, mais le public applaudit des deux mains ce décalage spatio-temporel plutôt risqué. Dans ce dispositif imposant tout fonctionne pourtant à la perfec­tion : A commencer par une direc­tion d’acteurs impeccable de jus­tesse. Les psychologies « deviennent évidentes : frustration, chagrin de l’abandon, désirs effrénés… Les personnages ne sont pas des pantins qui chantent. Brunel les fait circuler dans un espace mouvant, très théâtralisé, créant un mou­vement permanent digne de cette « folle Journée ».

Patrick de Marsa, La Marseillaise

Rarement Les Noces de Figaro n’auront autant mérité le sous-titre de Folle journée tant la dyna­mique, l’énergie et l’enthousiasme de ses inter­prètes donnent à cette musique un punch et un caractère dramatique inouïs. (…) Etourdissante de bout en bout, cette interpréta­tion ne laisse aucun répit au mélomane entraîné dans un tourbillon visuel orchestré par Richard Brunel. (…) La mise en scène de Brunel multiplie les angles, pénètre dans les coulisses, grâce au dispositif scénique de Chantal Thomas qui décloisonne les lieux de l’action. Cette fluidité, qui fait écho à la fosse, exige beau­coup des interprètes qui s’en donnent à cœur joie.

Antonio Mafra, Affiches lyonnaises

(…) la mise en scène inventive et spirituelle de Richard Brunel qui se montre un formidable directeur d’acteurs. Les talents conjugués du chef d’orchestre et des musiciens, du metteur en scène et des interprètes font scintiller ce chef d’œuvre d’inventivité et de justesse.

L’avenir

II n’est pas un geste des personnages secondaires et des figurants qui soit laissé au hasard qui ne participe pas à une étonnante impression de vérité. Dans les « Noces de Figaro’ telles que portées à la scène par Richard Brunel, tout semble miraculeusement juste, tout est conçu en étroite harmonie avec la musique. Si la direction d’acteurs de Richard Brunel est éblouissante, il a aussi affaire à des interprètes dont il a pu faire ressortir à loisir les qualités théâtrales. Tous, sont remarquables et remarquablement conduits. Chacun a de la chair, chacun une âme. Pas une silhouette n’est négligée, ce qui donne aux scènes d’ensemble une vitalité, une authenticité prodigieuse.

Raphaël de Gubernatis, Le Nouvel Observateur

Les Noces de Figaro (Le Nozze di Figaro)
Wolfgang Amadeus Mozart

Direction musicale Jérémie Rhorer
Mise en scène Richard Brunel
Dramaturgie Catherine Ailloud-Nicolas
Scénographie Chantal Thomas
Costumes Axel Aust
Lumières Dominique Borrini
Assistant à la mise en scène Matthieu Roy
Collaborations aux mouvements Thierry Thieu Niang

Chœur Les Arts Florissants
Orchestre Le Cercle de l’Harmonie

Production Festival international d’art lyrique d’Aix-en-provence, Théâtre National de Barhein, Opéra de Dijon, Opéra-Théâtre de Saint-Étienne

Reprise en 2014
Direction musicale Jonathan Cohen
Chorégraphe Mathieu Lebot-Morin
Chef de Choeur Mihály Menelaos Zeke
Chef de Chant et chef assistant Ashok Gupta
Avec Thomas Bauer, Sarah Jane Brandon, Maria-Virginia Savastano, Riccardo Novaro, Olivia Vermeulen, Anna Maria Panzarella, Paolo Battaglia, Emanuele Giannino, Joseph Shovelton,, Magali Arnault Stanczak, Erick Freulon
Chœur de l’Opéra de Dijon
Orchestre Dijon Bourgogne
Chœur de l’Opéra-théâtre de Saint-Etienne
Orchestre l’Opéra-théâtre de Saint-Etienne

Avec

Avec
Paolo Szot,
Malin Byström,
Patricia Petibon,
Kyle Ketelsen,
Kate Lindsey,
Anna Maria Panzarella,
Mario Luperi,
John Graham-Hall,
Emanuele Giannino,
Mari Eriksmoen,
René Schirrer