Die Verbrecher

Ferdinand Bruckner

Richard Brunel frappe très fort. Avec une partition astucieuse, enthousiasmante, en mouvement constant, porteuse, d’une réelle énergie, avec des comédiens excellents, une musique qui souligne superbement les images, et ce texte, d’une rare brutalité, il signe un spectacle de 3 heures, dont la puissance de fascination et l’intensité ne faiblissent pas.

Revue 491, Etienne Faye

Il y a dans ce spectacle quelque chose de passionnant et de fermement maîtrisé. A voir, revoir, méditer…Et puis, n’oublions pas de le souligner : il y a dans la pièce, pourtant si grave, et dans le spectacle lui-même, une jubilation dramatique que l’on ne trouve pas souvent….

Armelle Heliot, Le Figaro

Richard Brunel a su saisir dans sa mise en scène l’énergie, le foisonnement, le tourbillon incessant (…) C’est un travail à tous égards remarquable qui tient le spectateur en haleine de bout en bout, lui permettant de (re)découvrir la puissance et la modernité d’un auteur ici superbement servi.

Marie-José Sirach, L’Humanité

C’est l’un des spectacles les plus marquants qu’il nous a été donné de voir depuis bien long­temps.

Jacques Nerson, Valeurs actuelles

La dernière création, Les Criminels, s‘y déploie sans s’y perdre. Il faut dire que le dispositif imaginé par Richard Brunel est judicieux. Tout cela imposé une grande précision aux acteurs qui incarnent brillamment des êtres déchirés. Le spectacle a de redoutables résonances.

Claire Chazal, Version Femina

Le théâtre de la Colline en état de choc ! Dès les premières répliques, on est conquis par l’originalité de la pièce à l’affiche, « Les Criminels ». (…) Richard Brunel, directeur de la Comédie de Valence, orchestre avec brio ce grand opéra socialo-politique. Diriger au cordeau les treize comédiens qui jouent plusieurs rôles. Le metteur en scène relève le défi, la troupe, cohérente, est d’un bon niveau, dominée par un Claude Duparfait, irrésistible en gigolo naïf et Angélique Clairand, sulfureuse cuisinière folle d’amour…Chaque comédien a son morceau de bravoure. On ne voit pas passer les trois heures et on sort étourdi de ce grand barnum humain. Le théâtre de Bruckner dit le monde qui ne tourne pas rond. Quand le manège grinçant s’arrête, on en est presque convaincu : nous sommes tous des criminels …

Philippe Chevilley, Les échos

La première réussite de la mise en scène de Richard Brunel, c’est de parvenir à rendre lisible cette vaste fresque. On comprend tout, on s’attache à des personnages bouleversants. (…) Peu de pièce aborde de façon aussi juste la précarité (financière ou affective), le sentiment de culpabilité, même au cœur de l’innocence, ou la question de la justice (sociale, pénale) (…) Cette formidable galerie de portraits est portée par une quinzaine de comédiens impressionnants (…) Magnifique.

La Tribune de Lyon, Luc Hernandez

L’épopée des Criminels se déploie comme une trainée de feu sur la scène virtuose de Brunel. (…)  Richard Brunel n’a pas boudé son bonheur en montant ce morceau savoureux, cruel et cynique, à travers la force vivante du théâtre comme chambre de révélation. (…) Le plaisir des Criminels c’est la ronde Schnitzler ou l’écho des Irresponsables de Broch. Avec procureur, juges et avocats, la scène magnifique du procès est illustrée de philosophie.

La Terrasse, Véronique Hotte

Bravo à Richard Brunel d’avoir exhumé ce chef-d’œuvre et de le mettre en scène avec une telle sagacité.

Jacques Nerson, Télé Ciné Obs

Un spectacle virtuose sur la justice. Richard Brunel signe l’une de ses plus belles créations, un spectacle d’une force dramatique implacable, d’une beauté poétique et d’une profondeur d’âme éclatantes.

Le progrès, Antonio Mafra

Ce texte, politique et vivant, nous parle tant, et l’on peut remercier Ri­chard Brunel nommé l’année dernière à la tête de La Comédie de Valence, d’avoir restitué cette œuvre dans une nouvelle tra­duction (…) Un plateau tournant, mû dans un sens ou dans l’autre, rend avec astuce toute cette vie simultanée. Rien n’est stable ici, et les personnages ne sont jamais sûrs de leur destin.

Télérama, Emmanuelle Bouchez

Le dispositif scénique, composé de panneaux tournants, paravents figurant différentes parties d’appartements telles des « cellules de vie », participe à la clarté du propos et à la fluidité de l’intrigue. (…) Cette pièce brûlante d’actualité est à voir donc, pour penser, repenser la justice sous sa dimension sociale, sociétale et intemporelle. Les Criminels apparaît ainsi comme le premier temps fort sur la justice et amorce d’emblée une saison à la Comédie de Valence résolument engagée et d’ores et déjà passionnante.

Mouvement.fr

Dans «Les Criminels », c’est la construction théâtrale, très contemporaine, serrée comme un scénario de cinéma, qui frappe le spectateur. (…)Et le directeur de la Comédie de Valence, Richard Brunel, s’empare avec brio de cette fresque chorale dont les questions sociétales, d’équité et de justice sont au cœur et résonnent d’une modernité saisissante. (…)La mise en scène très cinématographique de Richard Brunel assure la parfaite lisibilité de ces destins enchevêtrés et transgressifs en créant habilement des plans larges et des gros plans. Elle interroge judicieusement le rapport entre l’espace et le temps, entre le champ et le hors champ où se répondent l’intime et l’épique sans jamais être didactique, le tout servi par une quinzaine d’acteurs au diapason dont le jeu en synergie s’apparente à un ballet.

Amaury, Publik’art

Il est rare que la redécouverte d’une pièce disparue comme celle-ci des scènes françaises quatre-vingts ans soit saluée avec une telle unanimité.

Le crestois

Les très beaux mouvements de foule que Richard Brunel a imaginés pour donner âme à cette grande fresque d’un certain mécanisme judiciaire viennent contraster avec le morcellement et l’intimité des scènes quotidiennes. (…) S’emparant pleinement de cette pièce à la construction difficile et au regard clinique, les seize comédiens (pour le triple de personnages) insufflent du jeu et du mouvement là où le discours étouffe l’interaction, donnent de la sève aux passions et rendent cette microsociété des débuts du siècle dernier résolument contemporaine.

Myrto Reiss, Au poulailler.com

Richard Brunel, directeur de la Comédie de Valence où a été créé le spectacle, dirige de manière convaincante une quinzaine de très bons acteurs.

Christophe Candoni, Toutelaculture.com

Le jeu de caché-dévoilé que produit cette surface giratoire, en fonction du rythme et du sens selon lesquels elle est activée et des effets de lumières qui la hiérarchisent, dessine des arrière-plans chaque fois différents. Les questions de lieu, de temps et de transition d’une histoire à une autre se trouvent ainsi résolues de façon esthétique, et les ruptures de tonalité qu’exploite l’auteur, du tragique au vaudeville, en résultent soulignées.

Floriane Toussaint-Babeau, Inferno magazine

Avec une distribution étincelante de 13 comédiens qui tournent sans fin dans la première partie sur des plateaux croisés, une deuxième partie où les différents procès se tiennent sur un grand plateau nu envahi de chaises, on déguste sans en perdre une minute ce spectacle qui dure pourtant 3 heures, cette fable pleine d’un humour noir.

Edith Rappoport, journaldebordduneaccro, février 2013

Il est indéniable que Richard Brunel et ses quinze comédiens ont fourni un travail de titans pour coordonner cette pluralité d’actions et de personnages et les animer sur le plateau d’un théâtre. (…) On soulignera enfin l’ambition louable de Richard Brunel qui a cherché à monter une pièce qui paraissait sur le papier impossible à monter dans les conditions de production actuelle. Incontestablement, il y a réussi.

Froggy’s Delight

Richard Brunel conduit avec cohérence et maîtrise cette radiographie sociologique aux lisières de l’épique. Avec légèreté, sans esbroufe ni recherche incongrue du spectaculaire. Mais avec une finesse rigoureuse à même de faire ressentir et comprendre les enjeux et les tensions de ce constat de crise, prémonitoire de la montée du nazisme.

Marsupilamia.blogspot

Les Criminels (Die Verbrecher)
Ferdinand Bruckner

Traduction française Laurent Muhleisen
Mise en scène Richard Brunel
Scénographie Anouk Dell’Aiera
Costumes Benjamin Moreau
Lumières David Debrinay
Son Antoine Richard
Dramaturgie Catherine Ailloud-Nicolas
Assistante à la mise en scène Caroline Guiela Nguyen
Collaboration aux mouvements Thierry Thieû Niang

Production Comédie de Valence – CDN Drôme-Ardèche, coproduction CDDB Théâtre de Lorient – CDN, La Comédie de Saint-Étienne – CDN, Théâtre du Nord – Théâtre national Lille Tourcoing, avec la participation artistique du Jeune Théâtre National et le soutien de la Région Rhône-Alpes pour l’insertion des jeunes artistes formés en Rhône-Alpes (comédiens issus de l’École de la Comédie de Saint-Étienne)

Avec

Cécile Bournay,
Angélique Clairand,
Clément Clavel,
Murielle Colvez,
Claude Duparfait,
François Font,
Mathieu Genet,
Marie Kauffmann,
Martin Kipfer,
Valérie Larroque,
Sava Lolov,
Claire Rappin,
Laurence Roy,
Thibault Vinçon
avec la participation de Nicolas Hénault et Gilbert Morel