Il Trovatore

Giuseppe Verdi

La mise en scène puissante de Richard Brunel, à Lille. (…) se dégage de la scénographie et des lumières délicates de cette longue nuit spectaculaire une impression de fresque en Scope.

Guillaume Tion, Libération, 28 janvier 2016

On y voit du Zeffirelli pour la beauté premier degré et la peuplade grouillante du chœur, West Side Story pour l’ambiance de playground latino assombri, et John Carpenter aussi, celui d’Invasion Los Angeles ou de New York 1997, avec ses seconds rôles miséreux ou violents à la forte présence physique.

Guillaume Tion, Libération, 28 janvier 2016

Une production vibrante d’urgence scénique et musicale. (…) avec une production qui frappe par sa cohérence, par l’intelligence de sa vision théâtrale et musicale.

Emmanuelle Guiliani, La croix, 19 janvier 2016

On devine un beau travail d’équipe et, comme l’indiquent les propos croisés, à la fois simples et pénétrants, du chef d’orchestre Roberto Rizzi Brignoli et du metteur en scène Richard Brunel, une même admiration affectueuse pour cet ardent Trouvère. À la direction vive, tendue et pourtant fluide du premier, répond le souci de donner aux personnages chair et épaisseur psychologique, y compris pour le chœur dont il faut saluer la précision, la palette de nuances et de couleurs.

Emmanuelle Guiliani, La croix, 19 janvier 2016

Sur fond de guerre de clans, les destins se nouent dans un décor savamment « déglingué » aux allures de jungle calaisienne, côté pile, et de théâtre abandonné, côté face. La foule comme les protagonistes s’y livrent à d’intenses corps à corps, cœur à cœur. Vêtus de hardes trou­vées au « décrochez-moi-ça » mais pleins de dignité grâce à une direc­tion d’acteurs serrée qui refuse toute vulgarité, tous courent à leur perte.

Emmanuelle Guiliani, La croix, 19 janvier 2016

Le dispositif scénique pivotant se révèle très efficace pour filer sans perte de temps comme si de rien n’était d’un environnement à un autre, jusqu’au sous-sol d’un théâtre désaffecté transformé en « cour des miracles » et en affligeante geôle d’où viendra sourdre un Miserere à vous donner la chair de poule.

Paul K’ros, Liberté Hebdo, 22 janvier 2016

Ce choix d’emmener Le Trouvère du côté de West Side Story, version bas-fonds du XXIe siècle, se révèle non seulement astucieux, mais convaincant.

Sophie Bourdais, Télérama, 18 janvier 2016

Le trouvère (Trovatore)
Giuseppe Verdi

Drame en 4 actes
Livret de Salavatore Cammarano

Production Opéra de Lille, Theâtre de la ville de Luxembourg et Théâtre de Caen

Direction musicale Roberto Rizzi Brignoli
Mise en scène Richard Brunel

Assistante à la mise en scène Ester Pieri
Dramaturge Catherine Ailloud-Nicolas
Scénographie Bruno de Lavenère
Costumes Thibault Vancraenenbroeck

Maquillage et coiffures Cécile Kretschmar
Lumières Laurent Castaingt
Chef de chœur Yves Parmentier

Chef de chant Nicolas Chesneau

Avec

Igor Golovatenko,
Jennifer Rowley,
Sung Kyu Park,
Elena Gabouri,
Ryan Speedo Green,
Evgeniya Sotnikova,
Pascal Marin

Orchestre national de Lille
Chœur de l’Opéra de Lille