Rigoletto

Giuseppe Verdi

Du début à la fin, le metteur en scène installe un climat de violence et de cruauté, créant parfois des atmosphères rappelant le cinéma – l’enlèvement de Gilda, ballet de lampes-torches, la tempête du dernier acte. Une production inventive et cohérente, impeccablement rythmée, appuyée sur une direction d’acteurs tendue, à la mesure de la tragédie.

Didier Van Moere, Diapason

Quel choc ! On aura rarement entendu un Rigoletto chanté avec une telle distribution, idéale jusque dans les moindres seconds rôles. Le public ne s’y est pas trompé en réservant une ovation chaleureuse à toute l’équipe artistique, avec de nombreux rappels en fin de représentation.

Florent Coudeyrat, classiquenews.com

Dans les coulisses d’un spectacle de ballet que Richard Brunel déplace la violence de ce drame hugolien. Le parallèle qu’on peut établir entre la hiérarchie rigide d’une cour princière et celle d’un corps de ballet est particulièrement pertinente : les jalousies et les intrigues y sont les mêmes, et c’est ce qui rend ce spectacle particulièrement intelligent.

Nicolas le Clerre, Premiere loge

Cette mise en abyme donne beaucoup de vie à l’ensemble, tout en permettant de se délecter d’une scénographie splendide, bien variée par les éclairages et les changements de décor à vue. Mais l’idée la plus marquante est de donner une primauté à la danse, en faisant du Duc de Mantoue un maître de ballet et en ajoutant le rôle de la mère de Gilda confié à la danseuse étoile Agnès Letestu.

Florent Coudeyrat, classiquenews.com

A la différence de bien des transpositions prétextes à des lectures provocatrices, avec message ajouté du réalisateur, on sort ému, réjoui et ébloui par la proposition de Richard Brunel.

Yvan Beuvard – Forumopera

Une production originale, magistrale, à découvrir à tout prix, à Nancy déjà, avec cette distribution irréprochable, puis à Rouen, Toulon et Luxembourg.

Yvan Beuvard – Forumopera

La mise en scène éclaire ainsi certaines zones d’ombre du livret et de la partition, comme par exemple l’origine de la haine conçue par Rigoletto envers le Duc. L’astucieuse scénographie conçue par Étienne Pluss présente en tout cas différentes facettes de l’envers du décor, au sens littéral du terme.

Pierre Degott, Olyrix

Les apparitions de la danseuse Étoile de l’Opéra de Paris Agnès Letestu, lors des mesures d’ouverture et aux moments d’intimité entre Rigoletto et sa fille, comptent parmi les moments marquants de la mise en scène.

Pierre Degott, Olyrix

Rigoletto
Giuseppe Verdi

Opéra en trois actes
Livret de Francesco Maria Piave,
d’après la pièce de Victor Hugo, Le Roi s’amuse
Adaptation pour orchestre réduit par Frédéric Chaslin

Direction musicale Alexander Joel
Mise en scène Richard Brunel
Scénographie Etienne Pluss
Costumes Thibault Vancraenenbroeck
Lumières Laurent Castaingt
Dramaturgie Catherine Ailloud Nicolas
Chorégraphie Maxime Thomas
Chef de chœur Guillaume Fauchère
Assistant à la mise en scène Alex Crestey
Assistanat à la scénographie Clémence de Vergnette
Assistanat aux costumes Nathalie Pallandre

Avec

Alexey Tatarintsev
Juan Jesús Rodríguez
Rocío Pérez
Agnès Letestu (Danseuse étoile de l’Opéra de Paris)
Őnay Köse
Francesca Ascioti
Pablo Lopez
Francesco Salvadori
Bo Zhao
Samuel Namotte
Aline Martin
Inna Jeskova
Jue Zhang
Et les danseurs Adèle Borde, Eliot Chevalme, Gianni Illiaquer, Rémy Kouadio,
Olivia Lindon, Joséphine Meunier

Orchestre et Chœur de l’Opéra national de Lorraine
Coproduction Opéra de Rouen Normandie, Opéra de Toulon, Théâtres de la Ville de Luxembourg